Chacun son « Chemin » (1)

« Chemin » : cinq millions d’histoires. Le livre qui regroupe 999 considérations spirituelles écrites par saint Josémaria Escriva a déjà atteint les cinq millions d’exemplaires sur papier depuis sa publication en 1934. Voilà pourquoi nous allons publier différentes histoires de « Chemin » : des récits de personnes qui ont rencontré le Christ grâce à ce livre.

Témoignages personnels
Opus Dei - Chacun son « Chemin »  (1) "Chemin" est un livre composé de 999 considérations spirituelles

Les récits que nous allons publier dans les prochains mois ont été recueillis par les prêtres Javier Medina et Michel Dolz, bons connaisseurs des ouvrages de saint Josémaria. « Chemin » a inspiré de nombreuses personnes, il a été édité en 43 langues, dépassant désormais les cinq millions d’exemplaires.

Étant donné le caractère très intime de certaines de ces histoires racontées par leurs protagonistes, le nom de leurs auteurs ne sera pas toujours dévoilé. C’est le cas de ce premier récit qui nous arrive de Corée :

« Chemin » a inspiré de nombreuses personnes, il a été édité en 43 langues, dépassant désormais les cinq millions d’exemplaires.

J’ai dû laisser mes projets et mes rêves de côté et aller étudier aux USA. A cause de la crise de 2008, je ne pouvais pas assurer mes dépenses de plusieurs milliers de dollars.Ce furent des moments difficiles car je n’avais plus de travail, n’arrivant pas à en trouver un autre ; seul celui de ma femme maintenait le budget de la famille. Je trouvais cette situation humiliante et je commençais à perdre goût à la vie ; des journées vides de sens se succédaient, ma femme ne parvenait pas à me remonter le moral et je succombais à l’alcool jusqu’à tomber gravement malade. Je pense que je me détruisais peu à peu en n’écoutant pas la voix intérieure qui me disait de recommencer à zéro.

Je suis tombé à ce moment-là sur le livre de saint Josémaria « Gil » (« Chemin » en coréen). Je ne me rappelle pas comment cela s’est passé, mais j’ai décidé de le lire calmement. L’effet fut spectaculaire.

Depuis la première phrase (« Que ta vie ne soit pas une vie stérile… »), j’ai senti que le saint me comprenait tout à fait. A chaque page, saint Josémaria frappait mon cœur : parfois il me subjuguait, d’autres fois il me secouait. J’ai compris qu’il dialoguait avec moi. J’ai dévoré le livre, l’ai relu une deuxième fois puis une troisième. J’étais peiné de ne pas l’avoir connu plus tôt.

Je pensais, avant de méditer « Gil », que la sainteté était réservée aux prêtres et aux religieux. Mais saint Josémaria m’a montré que je devais me sanctifier au milieu du monde. Et « Gil » m’a ouvert les yeux sur une nouvelle réalité par rapport à ma famille, à la société, à toute ma vie de foi. Mon attitude vis-à-vis des autres a changé. J’ai pu refaire ma vie, blessé et fatigué. Et j’ai fait à Dieu la promesse de rester pour toujours près du Christ malgré les croix et les souffrances qui pourraient arriver.

saint Josémaria m’a montré l’importance d’harmoniser la vie de foi, la vie de famille et la vie professionnelle. Je me suis repenti de mon attitude d’avant envers ma femme.

« Gil » a également changé la vie de mon couple. Je pensais souvent que le succès professionnel était plus important que la vie de famille. Mais saint Josémaria m’a montré l’importance d’harmoniser la vie de foi, la vie de famille et la vie professionnelle. Je me suis repenti de mon attitude d’avant envers ma femme. J’ai aussi voulu mieux communiquer avec elle et prendre part aux tâches du foyer pour faire grandir notre amour.

Je fais maintenant des efforts pour faire la volonté de Dieu. C’est évident que j’aurai encore des problèmes et des tentations, que le stress et le poids de la profession vont me faire souffrir, mais je sais que je suis un enfant devant Dieu. J’ai pris la résolution de réciter le chapelet et de lire la Sainte Écriture chaque jour.

Nous avons pris dans la famille une habitude amusante : avant de nous coucher je dis à ma femme de choisir un chiffre de 1 à 999 ; nous lisons ensemble le point qui correspond à celui qu’elle a choisi. Elle n’est pas catholique et n’était pas très ouverte à mes conseils spirituels, mais en revanche elle écoute volontiers les points de « Chemin ».